BAND HISTORY

 Band History

English-French-Spanish

 Members

English-French-Spanish

Discography 


 

you're looking at a legend 

NRA est un groupe punk hollandais originaire d'Amsterdam. Le groupe a commencé en novembre 1989 et a tout d'abord sorti une autoprod: "Their first Session". Cette démo contient surtout des morceaux de trente seconde en réaction à la musique jouée à l’époque qui tournait plutôt métal. Gwynn (basse) : "On n’aimait pas les solos et l’attitude de rockstars, alors on a commencé à faire du punk-rock veille école, ce qui à l’époque n’était pas très populaire ".(No Cure # 7)
   Le premier album s'intitule "is this for real?", il est sorti en 1991 sur Bitzcore et Semaphore, et rééditéé depuis . Les chansons n'ont sans doute pas toute la même qualité, mais cet album annonce tous les genres de chansons que NRA est capable de jouer, c'est à dire poppy, hyper rapide  ou les deux à la fois. Bien que ce ne soit qu'un premier album, le groupe a déjà trouvé son fil conducteur,  celui qui le rend reconnaissable dès le moment où on l'écoute, ce son vraiment si particulier. D’où vient ce son ? Jean (guitare) s’explique : "Nous ne sommes pas de bons musiciens, donc chaque disque est le reflet du maximum qu’il nous est possible de faire à un moment donné. Je pense aussi que l’une des raisons type qui fait que les gens disent : "C’est un disque type de NRA" est que nous saisissons toujours beaucoup d’énergie dans la manière dont nous jouons.   Si je compare à d’autres disques, ils ont un super son, un message, etc, mais ils n’ont pas d’énergie. Nous avons beaucoup d’énergie même si nous ne jouons parfois pas si bien que ça. C’est important. Nous devons apprendre à jouer les chansons et nous devons capturer l’énergie, ce qui est difficile. C’est toujours difficile. Un disque type de NRA est toujours très énergique. La voix d’Aziz est aussi très caractéristique de notre musique".
  Après quelques EPs et splits, le deuxième album arrive dans les bacs connu sous le nom de "Surf city Amsterdam". Le son n'est pas très bon là non plus, mais comme  il est basique, les chansons en dégagent une dimension supplémentaire. La recette est la même que dans la premier album, plutôt poppy, rapide et mélodique. C'est aussi à ce moment (pendant l'enregistrement) que Svengus a rejoint le groupe,  apportant ainsi une dimension mélodique supplémentaire à un groupe qui n'en manquait déjà pas vraiment. Cette fois, Vic Bondy, d’Articles of Faith a produit cet album cet album avec Menno Bakker, ingénieur du son du Bunt's Studio de Utrecht.
  Après cet album, vient en 1995 Access only,  l'album qui permettra au groupe d’être encore mieux reconnu. Disque assez inégal puisqu'il ne comporte que neuf nouveaux titres accompagnés de 6 autres provenant de divers 7", dont le merveilleux SEX SELLS..  Si Feaver  pense que cette chanson a un sens, Aziz pense le contraire:"C’est juste des gros mots ! En fait, ils avaient déjà enregistré la chanson au studio, et je revenais de vacances, je me suis pointé au studio tout de suite après être descendu du train, et sur le trajet, j’ai écrit les paroles de SEX SELLS. Je suis arrivé au studio, j’ai chanté et j’ai mixé les paroles. Mais le refrain n’a rien à voir avec la ville d’Amsterdam ! (mort de rires)"
   La reconnaissance acquise grâce à Access only, Virgin s’intéressera à  NRA  pour en faire de nouveaux Offspring ou Green Day. Donc, le quatrième album est là, ca s'appelle "Leaded", sorti en 97, c'est terrible et ils vont encore plus loin que leurs trois premiers opus. Le disque garde la même ENERGIE du début à la fin: 20 chansons en 30 minutes. "Leaded’' est pour beaucoup et à juste titre le meilleur album du groupe. Ecoutez fuel si vous en doutez encore. Bien que cet album soit un des meilleurs jamais sortis dans le genre, il n' a pas été reconnu comme il aurait dû l'être, surtout que Virgin leur met des bâtons dans les roues pour des raisons que seul le label connaît. Aziz, entre dépit et grosse colère :  "Leaded a été retiré il y a deux ans, le premier janvier 2000. Ils nous ont dit qu’ils récupéraient les droits le 1er janvier 2000. Ils ont retiré le disque, mais ils ne nous ont pas donné les droits. On leur a demandé, mais ils nous ont répondu qu’ils gardaient le disque. Je pense que je vais aller là-bas physiquement, monter voir leur manager pour lui souffler dans les bronches. "Tu te souviens de ce qu’on avait dit ! Maintenant que c’est arrivé, regarde-toi sourire comme un con ! "Je ne sais pas quoi faire d’autre. Je ne peux pas les poursuivre en justice, c’est des conneries. Mais rendre le travail d’un artiste indisponible, c’est le contraire de ce que devrait être le boulot d’une maison de disques. Je ne peux rien en attendre, c’est vraiment mais alors vraiment putain de trop ridicule."Jean continue : "Beaucoup de majors font comme ça. Ils te mettent dans leurs anciens enregistrements, ils espèrent qu’une fois nous aurons un disque qui se vendra par millions, et alors ils débarquent juste pour faire de l’argent.".  NRA espère toujours sortir Leaded sur Dialektik s’ils récupèrent les droits. A bon entendeur…

 

 

 

 

 

   Ca a été le premier album avec une major à ce jour (Virgin n'a pas aimé le trop punk Leaded, pas assez pop à leur goût: lisez le No cure #7),  leur nouveau label étant Dialektik en France, et Konkurrent en Hollande, mais si leur dernier album "New Recovery" (1999) marque une légère évolution, NRA n'a rien perdu de sa fougue, 18 morceaux balancés en 30 minutes. Les chansons sont moins rapides que celles de Leaded plus rock et moins punk. Volontaire, cette évolution ? Aziz : « Je pense que New Recovery est le disque le plus bizarre que nous ayons écrit parce que quand nous l’avons enregistré, je me souviens que c’était très long et ennuyeux pour le groupe, parce que tout le monde dans le groupe et surtout Pepijn disait : « Je ne vois pas où vont ces chansons, je ne sais pas sur quoi elles sont. » Parce que lorsque tu écris des chansons, tu ne sais pas ce qu’elles donneront une fois terminées. On répétait, on répétait et Jean insistait énormément sur des trucs du genre : « Cette partie est cruciale, c’est vraiment crucial qu’on la joue de cette manière. » Tout le monde devenait fou… mais au fond, c’est toujours pareil maintenant ! (rires) »
  Jean pense que  « le fait est que les chansons sont devenues plus simples. Quand on était plus jeunes, on aimait les changements rapides d’accords, on était un bout du manche, on revenait vers l’autre, ça plusieurs fois en 10 secondes. Il y avait beaucoup de changements d’accords. Maintenant, on a des parties qui durent peut-être 30 secondes ou même une minute et qui sont comme : Dadada…(Inward, 10è morceau de Leaded). On doit donc se mettre dans ce groove, et c’est difficile à jouer si tu ne l’as pas fait avant. On doit apprendre comment jouer cela. Ca a pris pas mal de temps lorsque nous avons enregistré New Recovery, et nos chansons sont encore très simples mais dans un sens difficile à jouer ». Cet album mettra aussi un terme à la collaboration de Pepijn, batteur. Aziz : « c’est que Pepijn était vraiment contre ce que nous faisions. Il disait : « Je ne vois pas où on va ! » Une fois que nous l’avions enregistré, il ne comprenait pas pourquoi c’était important de se concentrer sur des petits trucs. Il n’aurait pas fait la même chose pour le prochain disque. Aujourd’hui, nous sommes tous très critiques envers nous-mêmes, nous continuons à changer des parties dans les chansons, à nous concentrer sur des petites choses. Tout cela semblait hors de proportions parce que tu te concentres seulement sur des petites choses stupides. Pepijn a ensuite écouté New Recovery, il a dit : OK. Maintenant, il comprend. » Du coup, Mr Feaver, de Rotterdam lui, reprend les baguettes, pas trop dur ? « Au début, ça l’était parce qu’il a quelques tours de main. Mais quand j’ai eu ces choses sous contrôle, j’ai pu jouer la plupart des chansons.  J’en ai quand même appris 60. Certaines sont très difficiles pour moi alors que pour d’autres, c’est plus mon style de jeu. C’est bien, ça étend mes possibilités en tant que batteur »  Et que pensent les autres de Mr Feaver ? Aziz : ‘’FUCK HIM !’’ Et Jean en rigolant : « Les chansons ne s’en ressentent pas trop, ça va. Les gens reconnaissent toujours NRA ! »  Sven a aussi quitté le groupe après New Recovery pour se concentrer sur son autre et énorme groupe Human Alert dans lequel Jean a aussi joué, NRA se retrouve donc à quatre comme à leurs débuts.

Après trois années de silence, NRA revient dans les bacs avec un sixième album dont le maître mot est retour aux sources. Trois années de silence, mais pas tant que ça. Aziz:On devait partir en studio en novembre 2001 quand les Burning Heads nous ont appelé pour qu'on vienne les rejoindre sur le punky tour. C'est exactement à cette époque qu'on s'apprêtait en enregistrer cet album. On a décidé de partir en tournée avec les Burning, ce qui au final s'est révélé être une excellente idée parce qu'on a joué toutes ces nouvelles chansons sur scène. Ca nous était vraiment nouveau et spontané. Je crois vraiment que c'était une très bonne chose pour nous.
Jean: "Cela nous a permis de nous rendre compte que c'était là de bonnes chansons, mais qu'on ne les jouait pas assez bien. Quand on est rentré de cette tournée, on a passé du temps à bosser dessus pour les jouer un peu mieux, et ça nous a pris quelques mois avant qu'on aille enregistrer."

Cette fois-ci, les morceaus sont super simples et vont droits à l'essentiel. Aziz:"Je crois que la chose la plus importante était que nous avions besoin de retourner à l'essentiel. A savoir écrire de bonnes chansons et faire en sorte que ça marche juste avec le minimum. On s'est surtout rendus compte qu'une grosse partie de la musique qu'on adore est vraiment basique et en revient seulement aux choses essentielles. C'est ce qu'on a essayé de faire avec Machine, je crois vraiment qu'on a fait le meilleur boulot possible sur cet album. C'est tellement simplifié à l'extrême parfois. C'était efrayant de jouer de cette façon, surtout comme batteur. C'est le pire truc, tu entends vraiment tout ce que tu fais. On a vraiment bossé dur là-dessus. Ca a été la même chose en ce qui concerne la place du chant. J'ai plus le droit de me planter maintenant. Rires. Avant, c'était limite si on s'en branlait, il y avait tout ce mur de son... Quand tu joues avec une seule guitare, quand tu joue avec Tjeerd à la batterie qui a un jeu très basique, tout devient vraiment simple. La musique est ramenée au punk-rock le plus essentiel".

Une fois encore, c'est sur scène que Machine prend toute sa dimension, simple et terribement efficace.

  Aujourd'hui, Acces only ressort en vinyl sur le label suisse Hannibal  avec les 9 premiers chansons de la version CD.

  Je n'ai encore pas parlé des performances scéniques du groupe. (Plus de 450 concerts depuis leurs débuts!) Leurs concerts sont énormes, "parmi les plus classes du marché" pour Kérosène, ce à très juste titre.

  

  A suivre...

 

   

  My days as a punk ain't over yet...